En juin, la Banque centrale européenne (BCE) a pris une décision qui pèse lourdement sur les ménages en augmentant ses taux directeurs pour la huitième fois consécutive. Cette hausse de 25 points de base porte le taux de refinancement à 4%, impactant ainsi le coût de l’argent pour les banques et les institutions financières. Parallèlement, le taux de dépôt atteint 3,50%, une hausse record depuis 2001.
Bien que cette augmentation généralisée des taux ne semble pas affecter les obligations assimilables du Trésor français (OAT), les banques, quant à elles, ne gèleront pas le coût de leur crédit. Les taux moyens de crédit immobilier pourraient même continuer d'augmenter, ce qui permettrait aux banques de reconstituer, pas à pas, les marges qu'elles ont perdues en 2022.
Malheureusement, ces décisions de la BCE ont des conséquences douloureuses pour les candidats au crédit immobilier. En l'espace de seulement 18 mois, la capacité d'emprunt d'un ménage ayant un revenu mensuel net de 4 000 euros a chuté de plus de 70 000 euros. En moyenne, chaque point de hausse de taux correspond à une perte de capacité d'emprunt de 10%.
Cette situation impacte également le coût global du crédit, les intérêts à rembourser augmentant considérablement. Pour le même ménage, la masse des intérêts à rembourser est passée de 36 000 euros à 103 000 euros.
Le constat est clair, la hausse des taux de la BCE met à mal la capacité d'emprunt des ménages et entrave toujours davantage l’accès à la propriété