Le ministre du Logement, Olivier Klein, envisage de réviser les règles de gouvernance des copropriétés pour faciliter les votes des travaux de rénovation énergétique dans les immeubles. Cette proposition, associée à la simplification des aides financières, entend encourager les copropriétaires à entreprendre des travaux d’amélioration de la performance énergétique, en particulier dans les logements classés "G" et "F" au DPE.
Bien que la nature exacte des changements ne soit pas encore dévoilée, cette réforme résulte de la volonté, déjà évoquée fin 2022, de modifier le quorum nécessaire à la validation des travaux lors des assemblées générales. Actuellement, une majorité simple et au moins un tiers des voix de la copropriété sont requis pour approuver les travaux.
Ces changements ne font pas consensus auprès des syndics de copropriété : si certains soutiennent la réduction du quorum qui pourrait faciliter la prise de décisions, d’autres craignent qu’elle ne mette en péril les intérêts financiers des copropriétaires et impose des coûts élevés à une minorité.
Si l'assouplissement des règles de gouvernance pourrait bel et bien encourager les copropriétaires à voter en faveur des travaux de rénovation énergétique, que les sceptiques soient rassurés : il faudra plus que cette réforme pour réellement accélérer les projets de rénovation énergétique en copropriétés, puisque les difficultés d’accès au crédit pour financer les travaux restent un frein majeur.