C’est l’un des effets collatéraux probables de la réforme des retraites : l’augmentation du tarif de l’assurance de prêt pour certains emprunteurs.
C’est l’un des effets collatéraux probables de la réforme des retraites, si elle est adoptée en l’état : l’augmentation du tarif de l’assurance de prêt pour certains emprunteurs.
Pour rappel, l’assurance de prêt, aussi appelée assurance emprunteur, prévoit la prise en charge des mensualités d’un crédit ou du capital restant dû en cas de décès, d’invalidité ou d’incapacité de travail de l’emprunteur. Son coût est calculé en fonction de plusieurs facteurs, parmi lesquels le niveau de risque associé au profil de l’assuré.
D’après de récentes analyses, les emprunteurs qui finiraient de rembourser leur crédit après 62 ans seraient les plus à même de voir leur taux de sinistralité augmenter, et avec lui le tarif de leur assurance de prêt.
Avec le recul de l’âge légal de départ à la retraite, certains emprunteurs seront contraints de travailler deux ans de plus, et donc seront davantage exposés au risque de se retrouver en situation d’incapacité de travail ou d’invalidité.
Cet accroissement du risque, s’il est avéré, entraînerait donc l’augmentation mécanique du taux de sinistralité utilisé par les assureurs pour fixer leurs tarifs.
Selon certains acteurs du secteur, les tarifs pourraient augmenter de 2 à 5% pour les emprunteurs concernés, soit, dans la majorité des cas, ceux qui souscrivent un crédit immobilier après 40 ans.