Près de 10 % des femmes en France seraient touchées par l’endométriose. En plus d’être l’une des principales causes d’infertilité, l’endométriose s’accompagne de nombreux symptômes dont des douleurs très fortes qui peuvent être lourdes à vivre au quotidien. Cette maladie a longtemps été difficile à diagnostiquer et l’est encore aujourd’hui. C’est pour cette raison que, le 11 janvier dernier, le gouvernement a mis en place une stratégie de lutte contre l’endométriose, comprenant notamment le déploiement de filières de prise en charge.
Les filières de prise en charge, aussi appelées “filières endométriose” ont pour objectif principal de garantir des diagnostics plus rapides ainsi qu’un accès à des soins de qualité sur tout le territoire français.
Afin de mettre ce projet sur pied, la direction générale de l’offre de soin (DGOS) a mis en place un groupe de travail constitué, entre autres, d’agences régionales de santé (ARS), de conseils nationaux de professionnels et sociétés savantes, de représentants institutionnels ainsi que des associations de patientes.
Ce groupe a établi un cadre d’orientation national afin de construire une offre de soins adaptée. Elle sera graduée en trois niveaux de recours qui intégrera des prises en charge de proximité et de recours, en particulier des prises en charge chirurgicales, ainsi que des prises en charge adaptées de la douleur et de l’infertilité.
Dans un deuxième temps, ces filières auront pour objectif d’informer le public sur les offres de soins qui peuvent leur être proposées et d’améliorer les pratiques professionnelles.
Ces filières devront être entièrement constituées d’ici fin 2023. Pour aider à leur déploiement, un financement national sera de 4,5 millions d’euros par an leur sera versé.