Apnée du sommeil nouvel implant remboursé
  • Publié le 4/4/2025
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Apnée du sommeil : un nouvel implant remboursé par la Sécurité sociale

Un nouveau traitement pour l'apnée du sommeil est désormais remboursé par l'Assurance maladie. Prenant la forme d'un implant de stimulation du nerf hypoglosse, cette avancée offre une solution alternative pour les patients qui souffrent de ce trouble du sommeil courant et potentiellement grave.

Traitement de l'apnée du sommeil : une solution innovante alternative aux appareils

L'apnée du sommeil touche environ 5 % de la population française (soit 4 millions de personnes), mais seule la moitié des malades sont diagnostiqués. Et lorsqu'ils le sont, bon nombre de patients pâtissent des inconvénients, voire parfois de l'inefficacité des appareillages qui leurs sont prescrits : masque PPC (pression positive continue) ou gouttières mandibulaires. Également appelée SAHOS, pour syndrome d'apnées hypopnées obstructives du sommeil, l'apnée du sommeil persistante entraîne une fatigue chronique et augmente considérablement les risques cardio-vasculaires : AVC, infarctus ou encore hypertension.

Déjà éprouvée sur 85 000 personnes dans le monde pour lutter contre l'apnée du sommeil, l'implantation du stimulateur du nerf hypoglosse (stimulateur XII), constitue donc une alternative très opportune. 

L'opération, entièrement remboursée par la Sécurité sociale depuis août 2024, consiste à placer un dispositif sous la peau au niveau du thorax. De la taille d'un pacemaker, cet appareillage stimule le nerf hypoglosse qui régit les mouvements de la langue, garantissant ainsi l'ouverture des voies respiratoires pendant le sommeil.

Implant contre l'apnée du sommeil : des critères d'éligibilité bien précis

D'un coût initial de 20 000 euros, cette solution innovante est réservée aux patients ayant un IMC inférieur à 32 et un diagnostic d'apnée du sommeil sévère (avec un Iah, ou indice d'apnées/hypopnées élevé) posé depuis plus d'un an.

Pour bénéficier de ce traitement innovant, le patient doit également faire face à un échec des appareils traditionnels de traitement de l'apnée du sommeil : masque PPC (pression positive continue) ou gouttières mandibulaires.