• Publié le 3/4/2025
  • 6min

Quel intérêt de souscrire une assurance ou mutuelle décès ?

L’assurance décès est un contrat de prévoyance qui permet à vos proches de disposer de ressources financières après votre disparition. Quel est le principe de cette assurance et quels sont les conseils à suivre pour souscrire la prévoyance décès le plus adaptée ? Découvrez nos quelques réponses au sein de ce guide dédié. 

Qu’est-ce qu’une assurance décès et quels en sont les avantages ?

Parfois appelée « mutuelle décès » lorsque le contrat est souscrit auprès d’un organisme mutualiste, ou assurance lorsqu’elle est contractée auprès d’une compagnie d’assurance, l’assurance décès fait partie de la grande famille des contrats de prévoyance. Son objectif est de mettre à l’abri les proches de l’assuré (conjoint, partenaire de pacs, enfants, amis…) en les protégeant des conséquences financières liées à sa disparition. 

Concrètement, l’assurance décès a vocation à pallier la perte de revenus et les frais consécutifs au décès de l’assuré, via le versement d’un capital ou d’une rente. Cette indemnisation peut alors permettre aux proches du souscripteur de faire face aux dépenses immédiates après son décès (funérailles, droits de succession), mais aussi à d’autres frais à court, moyen ou long terme. Par exemple, aux charges courantes du foyer tel que loyer, factures d’électricité ou de gaz ainsi que frais de scolarité des enfants encore à charge. 

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Bon à savoir

Les assurances décès peuvent parfois inclure une garantie invalidité, qui couvre l’assuré et ses proches en cas d’accident de la vie ou de maladie grave.

Assurance vie ou assurance décès : quelles sont les différences ?

Assurance vie et assurance décès sont des termes très souvent confondus. Or, il s’agit de deux produits totalement différents :

  • l’assurance décès est un contrat de prévoyance, souscrit en contrepartie du paiement de cotisations. Le montant du capital ou de la rente versés aux bénéficiaires (hors succession) est connu dès la souscription du contrat, indépendamment du montant de cotisations effectivement versées avant le décès de l’assuré.

  • l’assurance vie est quant à elle un produit d’épargne : l’assuré y fait des versements qui lui permettent d’accumuler un capital, dont le placement génère des intérêts. À son décès, les bénéficiaires désignés héritent de cette épargne (là aussi hors succession), mais l’assuré peut aussi généralement retirer ses fonds s’il le souhaite, pour financer ses projets. 

Dans quels cas souscrire une assurance décès ?

Souscrire une assurance décès est un bon réflexe dans un grand nombre de situations. Par exemple, pour les couples n’étant pas mariés. En effet, dans ce cas, le conjoint survivant doit généralement supporter des frais de succession souvent conséquents : l’assurance vie n’entrant pas dans le champ de la succession et bénéficiant d’une fiscalité avantageuse, elle permet ainsi d’optimiser la transmission du capital garanti.

De façon générale, le recours à l’assurance décès permet de choisir librement ses bénéficiaires, qu’ils soient héritiers réservataires ou non. Un avantage certain pour léguer une partie de son patrimoine sans les contraintes des règles en matière de succession.

Que sont les « assurances temporaires décès » ?

L’assurance temporaire décès a la particularité d’être conclue pour une durée déterminée, à l’issue de laquelle le contrat prend fin si l’assuré est toujours en vie. Le coût d’une assurance décès temporaire peut varier de quelques euros à quelques centaines d’euros par mois, selon le montant du capital garanti. En général, les assurances temporaires décès prennent fin autour des 65 à 70 ans de l’assuré.

L’assurance décès vie entière : avantages et inconvénients

Afin d’être couvert à tout âge de la vie et donc y compris dans les années suivant leur entrée en retraite, les souscripteurs ont la possibilité d’opter pour une assurance décès vie entière. Contrairement à l’assurance temporaire décès, celle-ci n’est pas souscrite pour une durée déterminée. Le capital garanti sera systématiquement versé, quelle que soit la date du décès de l’assuré. Les cotisations versées sont toutefois plus élevées que celles d’une assurance décès temporaire.

Comment fonctionne l'assurance décès, concrètement ? 

Rente ou capital : le versement de l’assurance décès aux bénéficiaires, comment ça se passe ?

Lorsqu’une personne couverte par une assurance ou une mutuelle décès vient à disparaître, les bénéficiaires désignés se voient alors verser, selon les conditions souscrites :

  • un capital (en une fois) ;

  • ou une rente (temporaire ou à vie) : les enfants suivant des études peuvent ainsi percevoir des ressources le temps pour eux d’obtenir leur diplôme. Tandis que le conjoint bénéficiaire pourra, par exemple, bénéficier d’un complément de revenu, pendant une période donnée ou jusqu’à la fin de sa vie.

Quel est le montant des cotisations d'une assurance décès ou d'une mutuelle décès ?  

Le montant des cotisations à verser dans le cadre d’un contrat d’assurance décès varie selon les politiques tarifaires des mutuelles ou des compagnies d’assurance, l’âge et l’état de santé du souscripteur au moment de la contractualisation, le montant du capital garanti et ses conditions de versement. En toute logique, plus le montant du capital est élevé et plus celui des cotisations augmente… 

Capital ou rente : quel est le montant de l'indemnité versée par une assurance décès ? 

Choisir un montant du capital garanti dans le cadre d’un contrat de prévoyance (de quelques milliers d’euros à plusieurs millions pour les plus gros contrats) suppose de prendre en considération plusieurs facteurs : souhaitez vous assurer l'équilibre financier quotidien de vos proches ou leur permettre de financer des droits de succession ? Vos bénéficiaires disposent-ils de revenus personnels ou non ? Etc.

En fonction, au moment de la souscription, il faut donc veiller à trouver le juste équilibre entre une somme trop faible qui ne protège pas assez, ou une somme dont le montant entraîne le paiement de primes trop élevées pour votre budget. 

Dans l’idéal et selon les situations, il est généralement conseillé de souscrire un contrat garantissant au moins 3 années de salaire. Ce qui équivaut à un capital d’environ 114 000€ pour un assuré percevant un salaire annuel de 38 000 €. Un montant qui permet aux proches de souffler quelques temps et de rebondir, avec les ressources nécessaires pour faire face aux charges du quotidien sans perdre en niveau de vie. 

À quoi faire attention dans les contrats d’assurance décès ?

Lorsque vous signez un contrat d’assurance décès, soyez plus particulièrement attentif aux exclusions de garantie : c’est-à-dire les conditions dans lesquelles le capital ne sera pas versé aux bénéficiaires après le décès de l’assuré (accident de sport, mort faisant suite à une maladie ou un accident non couvert, etc.).

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Bon à savoir

Le décès par suicide n’est généralement pas couvert pendant les 12 mois qui suivent la souscription. Une mesure spécifique mise en place par le législateur, afin d’éviter que le souscripteur ne mette fin à ses jours dans le seul but de verser un capital à ses ayants-droits.

D’autres points clés sont également à étudier de près au moment de la souscription comme : le montant des cotisations, les formalités médicales à satisfaire ou encore les éventuelles garanties complémentaires (PTIA ou perte totale et irréversible d’autonomie, invalidité, etc.) assorties au contrat.

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